{"id":148,"date":"2021-03-26T09:34:39","date_gmt":"2021-03-26T09:34:39","guid":{"rendered":"http:\/\/stopstalkerware.org\/fr\/?page_id=148"},"modified":"2021-06-07T15:38:58","modified_gmt":"2021-06-07T14:38:58","slug":"information-pour-les-medias","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/stopstalkerware.org\/fr\/information-pour-les-medias\/","title":{"rendered":"Information pour les m\u00e9dias"},"content":{"rendered":"\n<h1>Information pour les m\u00e9dias<\/h1>\n\n\n\n<h3 id=\"definition\"><strong>D\u00e9finition<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La Coalition contre les stalkerwares d\u00e9finit ces derniers comme des logiciels et applications, mis directement \u00e0 la disposition de tout internaute, qui permet \u00e0 un utilisateur de surveiller \u00e0 distance les activit\u00e9s de l&#8217;appareil d&#8217;un autre utilisateur sans son consentement, et sans notification explicite, afin de faciliter la surveillance, le harc\u00e8lement, l&#8217;abus, la traque et\/ou la violence de la part d&#8217;un partenaire intime. Remarque : nous consid\u00e9rons que l&#8217;utilisateur de l&#8217;appareil n&#8217;a pas donn\u00e9 son consentement lorsque l&#8217;installation d&#8217;une application n\u00e9cessite simplement un acc\u00e8s physique \u00e0 l&#8217;appareil, le d\u00e9verrouillage de l&#8217;appareil ou la connexion \u00e0 l&#8217;aide du nom d&#8217;utilisateur et du mot de passe.<\/p>\n\n\n\n<p>Certaines personnes qualifient les stalkerwares de \u00ab spouseware \u00bb ou de \u00ab creepware \u00bb, alors que le terme \u00ab stalkerware \u00bb est parfois utilis\u00e9 dans le langage courant pour d\u00e9signer toute application ou tout programme qui porte atteinte \u00e0 la vie priv\u00e9e d&#8217;une personne ou qui est per\u00e7u comme tel. Nous estimons qu&#8217;il est important de proposer une d\u00e9finition claire et pr\u00e9cise \u00e9tant donn\u00e9 l&#8217;utilisation des stalkerwares dans les situations d&#8217;abus de la part d&#8217;un partenaire intime.<\/p>\n\n\n\n<p>On constate \u00e9galement que des applications l\u00e9gitimes et d&#8217;autres types de technologies peuvent jouer un r\u00f4le, et le font souvent, dans de telles situations.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 id=\"scale\"><strong>L\u2019ampleur du probl\u00e8me<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<h5><strong>La Coalition consid\u00e8re que le stalkerware est un probl\u00e8me croissant.<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<h5>Les organisations \u00e0 but non lucratif comptent un nombre croissant de survivants qui cherchent de l&#8217;aide pour r\u00e9soudre le probl\u00e8me.<\/h5>\n\n\n\n<ul><li>Les r\u00e9sultats du deuxi\u00e8me sondage national sur les abus de technologie et la violence domestique en <strong>Australie<\/strong>, lanc\u00e9 par WESNET avec l&#8217;aide du Dr Delanie Woodlock et de chercheurs de l&#8217;universit\u00e9 Curtin, montrent que 99,3 % des praticiens sp\u00e9cialis\u00e9s dans la violence domestique comptent des clients victimes d&#8217;abus li\u00e9s \u00e0 la technologie et que l&#8217;utilisation de cam\u00e9ras a augment\u00e9 de 183,2 % entre 2015 et 2000.<\/li><li>Selon une \u00e9tude portant sur la cyberviolence entre partenaires intimes, men\u00e9e par le Centre Hubertine Auclert en <strong>France<\/strong>, 21 % des victimes ont \u00e9t\u00e9 victimes de stalkerware install\u00e9 par leur partenaire abusif, et 69 % des victimes ont le sentiment que leur partenaire a consult\u00e9 en cachette leurs informations personnelles sur leur smartphone.<\/li><li>En <strong>Allemagne<\/strong>, depuis plusieurs ann\u00e9es, les centres de conseil aux femmes et les centres de lutte contre le viol (bff) constatent une utilisation croissante des stalkerwares dans les relations entre partenaires.<\/li><li>Aux <strong>\u00c9tats-Unis<\/strong>, on estime que le harc\u00e8lement a une incidence sur 6 \u00e0 7,5 millions de personnes sur une p\u00e9riode d&#8217;un an et qu&#8217;une victime sur quatre affirme avoir \u00e9t\u00e9 traqu\u00e9e au moyen d&#8217;une forme quelconque de technologie, selon le Stalking Prevention Awareness &amp; Resource Center (SPARC).<\/li><\/ul>\n\n\n\n<h5>Les soci\u00e9t\u00e9s de cybers\u00e9curit\u00e9 d\u00e9tectent une augmentation constante de ces applications nuisibles :<\/h5>\n\n\n\n<ul><li>Avec la propagation de la COVID-19 au d\u00e9but de 2020 et le nombre croissant de pays qui se sont engag\u00e9s dans un programme de confinement pour lutter contre la pand\u00e9mie, l&#8217;entreprise F-Secure a constat\u00e9 une augmentation consid\u00e9rable des d\u00e9tections de stalkerwares \u00e0 partir du mois de mars. Si les d\u00e9tections ont diminu\u00e9 au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9t\u00e9, elles sont reparties \u00e0 la hausse vers la fin des vacances, et nous avons remarqu\u00e9 presque quatre fois plus de d\u00e9tections de stalkerwares en ao\u00fbt et en septembre par rapport aux mois pr\u00e9c\u00e9dents. Cerberus est le stalkerware le plus d\u00e9tect\u00e9 avec 52 % de cas d\u00e9tect\u00e9s sur des appareils mobiles uniques. Annonc\u00e9e comme une application antivol, elle permet \u00e0 un harceleur de se dissimuler sur un appareil Android, d&#8217;emp\u00eacher la suppression de l&#8217;application et aussi de suivre la position de l&#8217;appareil, de prendre des photos et des captures d&#8217;\u00e9cran ainsi que d&#8217;enregistrer du son.<\/li><li>En 2019, Kaspersky a constat\u00e9 une augmentation de 67 % par rapport \u00e0 l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente de l&#8217;utilisation des stalkerwares sur les appareils mobiles de ses utilisateurs \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle mondiale. Le nombre d&#8217;installations de stalkerwares dans le monde au cours des 10 premiers mois de 2020 (de janvier \u00e0 octobre) s&#8217;est \u00e9lev\u00e9 \u00e0 plus de 48 500, ce qui est proche du total (pr\u00e8s de 52 000 installations) observ\u00e9 sur la m\u00eame p\u00e9riode en 2019.<\/li><li>Selon Malwarebytes, alors que ces applications ont toujours repr\u00e9sent\u00e9 une menace importante pour les utilisateurs, les ordres de confinement qui ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre appliqu\u00e9s en mars 2020 ont entra\u00een\u00e9 une hausse spectaculaire de l&#8217;utilisation de celles-ci. Malwarebytes a enregistr\u00e9 une augmentation maximale du 1\u1d49\u02b3 janvier au 30 juin, constatant une augmentation de 780 % des d\u00e9tections d&#8217;applications de surveillance, et une augmentation de 1 677 % des d\u00e9tections de logiciels espions. Bien que les d\u00e9tections aient diminu\u00e9 \u00e0 partir du mois de juillet, les chiffres n&#8217;ont jamais atteint leur niveau de janvier. Du 1\u1d49\u02b3 janvier au 31 octobre, Malwarebytes a enregistr\u00e9 une augmentation de 584 % des d\u00e9tections d&#8217;applications de surveillance, et une augmentation de 1 044 % des d\u00e9tections de logiciels espions. Au total, ces chiffres repr\u00e9sentent plus de 43 000 d\u00e9tections d&#8217;applications de surveillance au cours des dix premiers mois de 2020.<\/li><li>En outre, un r\u00e9cent sondage men\u00e9 au Royaume-Uni par Certo Software montre que seulement 31 % des personnes interrog\u00e9es pensent qu&#8217;il est ill\u00e9gal d&#8217;espionner le t\u00e9l\u00e9phone de quelqu&#8217;un d&#8217;autre.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<h5>Les organisations \u00e0 but non lucratif sont pr\u00e9occup\u00e9es par cette tendance :<\/h5>\n\n\n\n<ul><li>Cl\u00e9mence Pajot, directrice du <strong>Centre Hubertine Auclert<\/strong> (France) : \u00ab Les stalkerwares sont une source suppl\u00e9mentaire de danger et de d\u00e9tresse pour les victimes de violences conjugales. La Coalition offre une excellente occasion de rassembler l\u2019expertise du secteur de la s\u00e9curit\u00e9 informatique et des ONGs sp\u00e9cialistes des violences de genre.&nbsp; Notre synergie internationale permettra de cr\u00e9er les meilleures solutions de protection pour les victimes. \u00bb<\/li><li>Eva Galperin, directrice de la cybers\u00e9curit\u00e9, <strong>Electronic Frontier Foundation<\/strong> (\u00c9tats-Unis) : \u00ab Ce que j&#8217;ai appris, c&#8217;est que les donn\u00e9es peuvent faire l&#8217;objet de fuites. Un peu comme l&#8217;eau. Elles se retrouvent dans des endroits o\u00f9 vous ne voulez pas qu&#8217;elles se retrouvent. Vos amis et les membres de votre famille divulguent des informations \u00e0 votre sujet. Vous allez \u00e0 une f\u00eate, et quelqu&#8217;un indique que vous y avez \u00e9t\u00e9. Voil\u00e0 l&#8217;un des moyens par lesquels les abuseurs recueillent des informations \u00e0 votre sujet que vous ne voulez pas qu&#8217;ils connaissent. \u00bb<\/li><li>Alessandra Pauncz, directrice ex\u00e9cutive, <strong>European Network for the Work with Perpetrators of Domestic Violence (WWP EN)<\/strong> : \u00ab Les effets de la cyberviolence sur les femmes et les filles sont d\u00e9vastateurs, d\u00e9vorants et sans fin, car ils s&#8217;inscrivent dans un continuum de violence (en ligne et hors ligne) qui les prive de leur libert\u00e9. Nous devons mettre un terme \u00e0 cette situation. Et nous devons retirer ces armes mortelles des mains de leurs auteurs. Nous devons commencer \u00e0 voir les stalkerwares comme une arme et les \u00e9liminer ! \u00bb<\/li><li>Kim Tipsord, directrice ex\u00e9cutive, <strong>Illinois Stalking Advocacy Center<\/strong> (\u00c9tats-Unis) : \u00ab Le harc\u00e8lement est impr\u00e9visible et peut \u00eatre dangereux, c&#8217;est pourquoi il est imp\u00e9ratif que les d\u00e9fenseurs du harc\u00e8lement planifient minutieusement des mesures de s\u00e9curit\u00e9 avec leurs clients. L&#8217;utilisation de stalkerwares dans les cas de harc\u00e8lement complique souvent les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour planifier les mesures de s\u00e9curit\u00e9 avec les victimes, car ils sont souvent ind\u00e9tectables et, m\u00eame lorsque l&#8217;on soup\u00e7onne l&#8217;existence d&#8217;un stalkerware, il y a souvent peu de ressources accessibles pour supprimer le stalkerware et emp\u00eacher sa r\u00e9installation. Il est important de collaborer avec la Coalition Against Stalkerware pour mettre en contact les d\u00e9fenseurs et les professionnels de la s\u00e9curit\u00e9 informatique afin que nous puissions travailler ensemble pour lutter contre ce probl\u00e8me en pleine expansion. \u00bb<\/li><li>Deborah J. Vagins, pr\u00e9sidente et directrice g\u00e9n\u00e9rale, <strong>National Network to End Domestic Violence<\/strong> (NNEDV) (\u00c9tats-Unis) : \u00ab Le National Network to End Domestic Violence (NNEDV) est ravi de s&#8217;associer \u00e0 la Coalition Against Stalkerware. Gr\u00e2ce au travail de notre projet Safety Net, nous savons que de nombreuses victimes de violence domestique sont victimes de harc\u00e8lement, de surveillance, de traque et de fraude par leurs partenaires qui utilisent un stalkerware comme outil d&#8217;abus, ce qui peut avoir des r\u00e9percussions durables sur la s\u00e9curit\u00e9 des victimes. En tant que membre fondateur de la Coalition, nous r\u00e9affirmons notre engagement \u00e0 comprendre et \u00e0 combattre cette pratique abusive, et \u00e0 faire en sorte que chacun, y compris les victimes, puisse utiliser les technologies sans craindre de subir des actes de violence. \u00bb<\/li><li>Horst Hinger, directeur g\u00e9n\u00e9ral adjoint, <strong>WEISSER RING<\/strong> (Allemagne) : \u00ab En tant qu&#8217;organisation d&#8217;aide aux victimes, nous savons que de nombreuses personnes souffrent du cyberharc\u00e8lement. Les personnes concern\u00e9es ne cherchent que rarement de l&#8217;aide, car elles ont honte et se sentent responsables. Les victimes de stalkerwares souffrent particuli\u00e8rement en raison des vastes possibilit\u00e9s num\u00e9riques qui s&#8217;offrent aujourd&#8217;hui aux abuseurs. Il n&#8217;y a pratiquement plus de refuge pour les victimes lorsque le cyberharc\u00e8lement s&#8217;infiltre dans leur vie num\u00e9rique. Cela limite non seulement leur qualit\u00e9 de vie, mais cr\u00e9e \u00e9galement un sentiment d&#8217;impuissance et celui-ci d&#8217;\u00eatre enti\u00e8rement \u00e0 la merci de quelqu&#8217;un. M\u00eame si le harc\u00e8lement ne laisse pas toujours de s\u00e9quelles visibles, les victimes souffrent souvent de sympt\u00f4mes de stress psychologique important, et nous aidons souvent ce type de personnes dans le cadre de nos activit\u00e9s. Selon les statistiques criminelles de la police, on a recens\u00e9 pr\u00e8s de 19 000 cas de harc\u00e8lement en Allemagne en 2018, soit 500 de plus que l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. C&#8217;est pourquoi nous avons con\u00e7u l&#8217;application NO STALK en collaboration avec WEISSER RING Stiftung, afin de fournir aux victimes un outil efficace pour documenter le harc\u00e8lement. Pour nous, chez WEISSER RING, il est important d&#8217;offrir un soutien \u00e0 ceux qui sont touch\u00e9s par le harc\u00e8lement. Nous proposons notre aide \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;application pour faire \u00e9tat des actions, mais surtout lors de conversations personnelles et d&#8217;assistance, par exemple, lorsque nous les accompagnons \u00e0 la police. WEISSER RING aide chaque ann\u00e9e plus de 700 victimes de harc\u00e8lement. Notre engagement civique aide les gens \u00e0 reconstruire leur vie apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 pers\u00e9cut\u00e9s. \u00bb<\/li><\/ul>\n\n\n\n<h5><strong>Les stalkerwares en tant que ph\u00e9nom\u00e8ne genr\u00e9<\/strong><\/h5>\n\n\n\n<ul><li>Selon le rapport de recherche de l\u2019Institut europ\u00e9en pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les hommes et les femmes \u00ab&nbsp;Cyberviolence \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes et des filles&nbsp;\u00bb de 2017&nbsp;: \u00ab&nbsp;7 femmes sur 10 (70&nbsp;%) qui ont \u00e9t\u00e9 victimes de cyberharc\u00e8lement ont \u00e9galement subi au moins une forme de violence physique et\/ou sexuelle de la part d\u2019un partenaire intime.&nbsp;\u00bb Soulignant une tendance alarmante de la violence sexiste qui se poursuit dans les abus facilit\u00e9s par la technologie et les abus en ligne.<\/li><li>Bien qu\u2019il soit n\u00e9cessaire d\u2019approfondir les recherches sur la nature genr\u00e9e de l\u2019utilisation des stalkerwares, les donn\u00e9es disponibles montrent clairement que les principales victimes de la violence favoris\u00e9e par la technologie sont des femmes, tandis que les auteurs d\u2019actes de violence sont surtout des hommes.<\/li><li>Le lien entre la violence entre partenaires intimes, le sexe et les abus favoris\u00e9s par la technologie, comme l\u2019utilisation de stalkerwares, doit se r\u00e9percuter clairement dans les politiques, la pr\u00e9vention et le travail des auteurs, le soutien aux victimes, ainsi que dans les campagnes de sensibilisation, les formations et les recherches.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide\" \/>\n\n\n\n<h3 id=\"a-propos\"><strong>\u00c9crire sur les logiciels de harc\u00e8lement (Stalkerwares)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;utilisation de stalkerwares est l&#8217;un des types d&#8217;abus (certains pr\u00e9f\u00e8rent parler de violence de la part d&#8217;un partenaire intime) qu&#8217;une victime peut subir, et il peut \u00eatre l&#8217;un des plus r\u00e9pandus. Lorsque vous donnez des conseils et proposez des strat\u00e9gies aux victimes et aux survivants de stalkerwares ou que vous vous exprimez publiquement sur le sujet, que ce soit \u00e0 l&#8217;\u00e9crit ou \u00e0 l&#8217;oral, il est indispensable d&#8217;avoir une connaissance de base du ph\u00e9nom\u00e8ne de l&#8217;abus domestique, car des interventions bien intentionn\u00e9es, mais mal inform\u00e9es, peuvent mettre en danger la s\u00e9curit\u00e9 des victimes. Le site Web du <a href=\"https:\/\/nnedv.org\/about-dv\/what-is-dv\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">NNEDV<\/a> (en anglais), ou celui d&#8217;organisations semblables dans d&#8217;autres, pays est une ressource utile qui permet d&#8217;en savoir plus \u00e0 ce sujet. Nous \u00e9num\u00e9rons ci-dessous quelques-unes des r\u00e8gles de s\u00e9curit\u00e9 les plus importantes qu&#8217;il faut garder \u00e0 l&#8217;esprit lorsque vous communiquez avec des victimes de stalkerwares.<\/p>\n\n\n\n<p>La violence entre partenaires intimes est ancr\u00e9e dans le pouvoir et dans le contr\u00f4le qui vont bien au-del\u00e0 de la jalousie. Les victimes d&#8217;abus ont souvent l&#8217;impression de ne pas avoir beaucoup de choix pour fuir, pour demander de l&#8217;aide ou pour trouver une solution, en raison du contr\u00f4le que leur agresseur exerce souvent sur elles. Cela comprend le fait de mettre fin \u00e0 la relation (ou de couper les liens avec un ex-partenaire ayant un comportement abusif), mais aussi de prendre le contr\u00f4le total de leurs appareils personnels. Souvent, quitter une relation marqu\u00e9e par des abus ou essayer de reprendre le contr\u00f4le de la situation peut \u00eatre le moment le plus dangereux pour une victime, et peut souvent mener \u00e0 la violence ou \u00e0 une intensification de celle-ci.<br>Les victimes sont non seulement en relation avec leur partenaire, mais elles partagent bien souvent l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 leurs appareils, surtout si les deux conjoints utilisent un compte commun. S&#8217;il peut \u00eatre judicieux de ne pas partager le code pin d&#8217;un appareil avec une autre personne, pour de nombreuses victimes, il est dangereux de refuser.<\/p>\n\n\n\n<p>Les logiciels de s\u00e9curit\u00e9, comme les antivirus, peuvent jouer un r\u00f4le important en signalant \u00e0 l&#8217;utilisateur la pr\u00e9sence de stalkerware sur son appareil. Cependant, pour de nombreuses victimes, il n&#8217;est pas forc\u00e9ment prudent de supprimer le logiciel malveillant, car les agresseurs peuvent les surveiller, et les abus pourraient s&#8217;intensifier. Il est souvent difficile de d\u00e9tecter des stalkerwares, et le fait de sugg\u00e9rer un verrouillage de s\u00e9curit\u00e9 peut ne pas \u00eatre une solution facile \u00e0 un probl\u00e8me complexe. Cette proposition pourrait \u00e9galement donner un faux sentiment de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ces raisons, il est important de se rappeler que les logiciels de s\u00e9curit\u00e9 ne peuvent pas servir de \u00ab&nbsp;solution&nbsp;\u00bb unique pour les personnes qui pensent que leurs appareils sont infect\u00e9s par un stalkerware.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l&#8217;on vous demande directement, \u00e0 vous ou \u00e0 votre organisation, des \u00ab&nbsp;conseils&nbsp;\u00bb ou des \u00ab&nbsp;suggestions&nbsp;\u00bb, vous devez \u00eatre franc : il n&#8217;existe pas de solution unique \u00e0 ce probl\u00e8me nuanc\u00e9. Par contre, en ce qui concerne les personnes qui ont des questions ou qui souhaitent consulter un avocat, veuillez les mettre en contact avec une organisation d\u2019aide dans votre pays et leur rappeler que ces ressources devraient \u00eatre consult\u00e9es \u00e0 partir d&#8217;un appareil s\u00fbr.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est \u00e9galement important de noter que la distinction entre les stalkerwares et les autres m\u00e9thodes de suivi des t\u00e9l\u00e9phones portables (comme les comptes partag\u00e9s ou les applications de recherche de t\u00e9l\u00e9phones) n&#8217;est pas toujours tr\u00e8s claire pour les utilisateurs.<br>Comme les stalkerwares permettent souvent de suivre l&#8217;historique de navigation ainsi que la localisation de l&#8217;utilisateur, il n&#8217;est pas toujours judicieux d&#8217;inciter l&#8217;utilisateur \u00e0 faire appel \u00e0 la police ou de l&#8217;inviter \u00e0 visiter un site Web pour obtenir de plus amples renseignements.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, les stalkerwares sont parfois regroup\u00e9s avec des logiciels espions utilis\u00e9s par les gouvernements pour espionner des personnes particuli\u00e8res (par exemple, le logiciel espion Pegasus de NSO). Bien que ce soit un gros probl\u00e8me en soi, les m\u00e9thodes et les techniques dont disposent les gouvernements sont souvent beaucoup plus sophistiqu\u00e9es que celles dont disposent les agresseurs qui ach\u00e8tent des stalkerware grand public. En cas de conflit avec les agresseurs, les victimes et les survivants de stalkerware pourraient devenir inutilement parano\u00efaques.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Information pour les m\u00e9dias D\u00e9finition La Coalition contre les stalkerwares d\u00e9finit ces derniers comme des logiciels et applications, mis directement \u00e0 la disposition de tout internaute, qui permet \u00e0 un utilisateur de surveiller \u00e0 distance les activit\u00e9s de l&#8217;appareil d&#8217;un autre utilisateur sans son consentement, et sans notification explicite, afin de faciliter la surveillance, le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/stopstalkerware.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/148"}],"collection":[{"href":"https:\/\/stopstalkerware.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/stopstalkerware.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/stopstalkerware.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/stopstalkerware.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=148"}],"version-history":[{"count":27,"href":"https:\/\/stopstalkerware.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/148\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":506,"href":"https:\/\/stopstalkerware.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/148\/revisions\/506"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/stopstalkerware.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=148"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}